Obèses: à qui la faute? Oui, parlons-en!

23 janvier 2010

Surtaxés, punis pour délit de surpoids.  Du délire. Classer les “obèses victimes” et les “obèses coupables”. Horreur! Quel grossier débat!

Air France a récidivé dans sa volonté de faire payer double les obèses! Le problème? Si, si, vous l’avez bien compris:  ces derniers occupent deux places et font perdre à la compagnie aérienne “du chiffre”. Seul lot de consolation proposé à ces voyageurs (hors normes?!),  ils auraient la possibilité de se faire rembourser le prix de la deuxième place au cas où l’avion ne serait pas plein.

Christophe Barbier directeur de L’Express, loin d’être choqué, est plutôt d’accord avec la position de la compagnie aérienne. Malgré toute l’estime que je lui porte, sur ce coup là, j’avoue que je ne le comprends pas et que je suis en total désaccord avec son édito de la vidéo ci-dessous. Ce débat en soulève un autre: jusqu’à quand va-t-on accepter que les excès du capitalisme dictent les normes de la société ? Je précise: je ne suis pas contre l’économie de marché, mais il faut reconnaître que les logiques capitalistiques punissent ce qu’elles-même ont provoqué. Le développement des comportements addictifs est un mal de la société moderne. L’obésité en est un. Le marketing n’est pas innocent.

Obèses: à qui la faute ?

Cargado por LEXPRESS. - Videos de noticias recién publicadas.

Ce n’est pas une question de volonté!

Qui est obèse par choix ou par plaisir? La distinction entre ceux qui sont obèses pour des raisons génétiques et les autres est insupportable. Bien que je ne sois pas spécialiste de la question, il me semble évident que si un obèse ne l’est pas pour des raisons génétiques, il l’est dans bon nombre de cas, parce qu’il souffre de problèmes de boulimie.

En effet, l’obésité s’avère souvent être la conséquence d’un problème d’addiction à la nourriture. Pour d’autres ce sera la drogue, le sexe, l’alcool, le jeu. Bref, pour les obèses, c’est sur, c’est plus visible. Rappelez-vous, Guy Carlier qui parlait de son enfance malheureuse et des conséquences de celle-ci sur ses problèmes de boulimie et d’obésité.

Addictions et stimuli permanents du désir de l’objet de la dépendance

Quite à chercher un responsable, peut-être faudrait-il chercher le problème plus en amont. Sans tomber dans la “déresponsabilisation”, nous sommes entourés de stimuli suscitant nos désirs en tous genres: en matière de sexe et de nourriture entre autres. Quand je travaillais à Matin Plus, j’ai écrit un article sur ces méthodes du marketing qui faisaient appel aux neurosciences cognitives.  Le but: étudier l’influence des facteurs congnitifs et émotionnels dans les prises de décision de consommation, d’investissement, d’achat…

Quand le neuromarketing influence l’inconscient

Le travail du neuromarketing ou “neurosciences du consommateur”, consisterait à intervenir dans la décision d’achat. Et le rôle de l’inconscient et de la “prédétermination comportementale” ne seraient pas anodin grâce à ces techniques. S’il ne s’agit pas de manipulation, il s’agit en tous cas d’une hyper stimulation du cerveau, en matière de désir d’achat.

Imaginez alors un peu un alcoolique, qui reçoit toute la journée, une invitation à boire, un verre, puis encore un, et encore un petit dernier. Et pas de la piquette, hein! Non, non! Un château Margaux 1985, gouleyant, suave, goutu, avec du corps. (Cela dit avec la loi Evin ce scénario serait impossible).

Imaginez maintenant un dépendant sexuel qui reçoit toute la journée des messages sexuels: du matin juqu’au soir. Ca commence en voiture, avec un panneau 4X3 avec la leçon n°5 de Aubade. Puis la pub de Wonder Bra “Regardez moi dans les yeux, j’ai dit les yeux”. Et puis ensuite, ce dépendant sexuel enchaine avec une bonne vieille pub Tahiti douche, et tiens, pour terminer, la pub de la main sexy Perrier qui carresse la bouteille jusqu’à ce qu’elle explose… Imaginez un peu le supplice. (Et pas de loi Evin cette fois).

Et bien pour les obèses et les boulimiques , c’est pareil. Avec un point non négligeable:  la publicité alimentaire est celle qui générère la plus forte proportion de messages publicitaires sur le support télévisé.

Faire payer un problème d’addiction?!

Je me suis beaucoup intéressée aux problèmes de dépendance et suis allée faire un reportage chez les DASA ” Dépendants Affectifs et Sexuels Anonymes”. Ces groupes appliquent la méthode des 12 étapes des Alcooliques Anonymes (AA). Les outremangeurs anonymes, (les boulimiques) basent eux aussi, leur travail sur le même genre de méthode.

A la différence prêt que si les AA et les DASA préconisent l’abstinance, comment les boulimiques peuvent-ils s’arrêter de manger?

Alors c’est sur, il s’agit de s’éloigner des aliments qui provoquent des crises: mais il s’agit justement de ceux qui sont les plus exposés dans les publicités. Alors, la volonté de s’en sortir? Oui c’est sur il en faut. Mais c’est loin d’être évident. Lorsque Christophe Barbier a pointé du doigt ce manque de volonté, je suis sure que bon nombre d’obèses-boulimiques ont du être profondément blessés…

Et Attention! Je précise: je ne suis pas contre la publicité, ni le marketing! J’adore ça. Moi aussi , je suis une “fille de pub” pour reprendre l’expression de Séguéla. Mais la question mérite d’être posée sur les conséquences qu’elle peut avoir sur les individus fragiles. De la à le leur faire payer. C’est un peu gros. C’est le cas de le dire ;-)

Haïti: où sont passés les secours français?

20 janvier 2010

Pourquoi les secours français ont-ils abandonné les recherches des décombres de l’Hotel Montana à Port-au-Prince, en Haïti, alors qu’il reste encore l’espoir de retrouver des survivants du séisme ?

C’est la question que se pose Eric, le fiancé de Chrystel, une jeune femme de 35 ans, prisonnière des gravats. Cette consultante free lance pour de grosses entreprises américaines dans le tourisme durable était sur place pour tourner une émission pour une chaîne américaine.

Avec elle, sont coincés également le propriétaire de l’hôtel , Français lui aussi, et une autre Française.

Chrystel serait localisable

Le plus étonnant de cet abandon, réside dans la quasi certitude des proches de Chrystel qu’elle est localisable. Au moment de la catastrophe, elle chattait avec Eric. “On sait que Chrystel était dans le hall d’entrée ou dans une salle business de l’hôtel. (…) Elle était habillée en fushia… Il faut que les secours français reviennent et polarisent leurs recherches sur ces lieux”, a déclaré Lilian, son frère, à la Dépêche du midi.

Magali, une amie proche de Chrystel, essaie de son côté d’alerter les médias français: “c’est étonnant que les secours soient partis, alors qu’ils ont retrouvé  un bébé de 23 jours vivant il y a quelques heures”, déplore-t-elle.

Eric, désemparé par l’anbandon des équipes françaises a fini par demander de l’aide à une autre équipe de secouristes.

“Hier , selon les dernières nouvelles que nous avons eu, -mais attention, elles sont loin d’être vérifiées-, apparemment, ils auraient la preuve que chrystel est en vie, derrière une plaque qu’ils sont en train de percer.Il parait que son portable est toujours connecté.” explique Magali.

200 hommes sur place

Même si le travail de fouilles est immense, les équipes de sauveteurs sont nombreuses. Ils sont au total 200 hommes à avoir été déployés sur place, sous la responsabilité de l’ambassadeur de France en Haïti.

L’hotel Montana avait été l’un des premiers chantiers déblayés, au moment du premier détachement d’extrême urgence en provenance de la zone Antilles” (40 sapeurs-pompiers spécialistes en sauvetage/déblaiement avec chiens et caméras thermiques) , le 13 janvier. selon la Direction de la Sécurité civile.

“Si les secours sont partis, c’est parce qu’ils doivent penser que ça ne vaut plus la peine”, se désole Magali.

Et pourtant, aussi infime l’espoir soit-il, les efforts ne devraient-ils pas se poursuivre? Peut-on se permettre, dans ce genre de situation le moindre laisser aller?

Tout ne semble pas avoir été tenté au vu des informations que les secours détenaient. Imaginons nous un seul intant coincé sous les décombres. Impuissants. Ne serait-ce que l’évocation de cette pensée est insupportable. C’est un devoir de perséver. En attendant , cet abandon prématuré a fait perdre du temps. Il n’y a plus qu’à espérer que la dernière réplique de magnitude 6 n’ait pas aggravé la situation.

La “e-Démocratie” au service de la révolution verte

24 décembre 2009

Quelle stratégie faut-il mettre en place pour organiser une véritable éco-citoyenneté à travers le web?

A l’occasion du Personal Democracy Forum -la grand messe de la e-Démocratie aux Etat-Unis qui s’est exportée en Europe, à Barcelone les 20 et 21 novembre derniers- j’avais été fortement surprise de constater qu’en deux jours de débats, il n’avait jamais été question d’environnement. Si les interventions se sont avérées de grande qualité, l’écologie ne semblait pas encore faire partie intégrante de la démocratie sur le web, aux yeux des organisateurs de l’événement. Etonnant, puisqu’il est question de notre quotidien et du bien être de la collectivité, et ce, à l’échelle mondiale.

Et pourtant… la révolution verte s’organise et s’organisera, entre autres, grace au web 2.0 voire 3.0. C’est certain.

De la conscientisation jusqu’ à l’action individuelle

La question que je me pose encore est celle de la stratégie à mettre en place pour organiser l’éco-citoyenneté sur la toile. J’imagine que cela passe d’abord par la “conscientisation” et le débat, ce qui est déjà le cas -et heureusement- (mais d’une façon inégale selon les pays) puis, une fois les convictions et autres sensibilisations acquises, le passage à l’implication et à l’action individuelle.

Encore faut-il qu’à l’échelle nationale, européenne et enfin internationale, nous ayons la même compréhension de l’outil. Le chemin semble encore long.

La révolution verte par le “bottom up”

Jusqu’alors, il semble que deux visions de la e-Démocratie se sont confrontées. Il est justement ressorti du PDF que les américains utilisaient davantage les réseaux sociaux pour faire du marketing politique que de la politique au sens noble du terme, c’est à dire le travail pour la collectivité,  l’”amélioration de la vie de la cité”…   Cela dit, parfois le marketing politique sert une noble cause, comme cela a été le cas pour la campagne d’Obama.

Hubert Guillaud fait l’analyse de cet état de fait dans un article sur internetactu.net.

“Deux façons de faire de la politique électronique s’opposent – et se combinent à la fois. Celle de la gouvernance électronique (e-government) qui repose sur les outils dont disposent les autorités pour s’adresser au citoyens et vice-versa, et celle de la collaboration des citoyens entre eux (we-government). Une vision top-down et l’autre bottom-up pourrait-on dire : l’une serait plutôt européenne et l’autre plutôt américaine. Reste à savoir si elles sont réconciliables ?”

Le “we-government”

Pour le sujet qui nous intéresse, c’est à dire l’environnement, il s’agirait plutôt de mettre en place le we-government. Le sommet de Copenhagen a prouvé que les autorités des différents pays peinent à se mettre à l’unisson pour trouver une solution au problème. Dans ce cas, la solution ne pourrait-elle pas venir de la base , le “bottom up”?

Pour Internet actu, il s’agit d’insister sur le principe de participation du citoyen, savoir motiver son besoin de co-création, son envie de s’impliquer en ayant l’impression qu’il améliore son popre quotidien.
“Si vous donnez au citoyen les moyens de s’impliquer, si vous prenez en compte leur participation d’une manière effective, alors peut-être cela changera-t-il. L’engagement des citoyens n’est pas facile, mais peut-on ne pas y répondre, ne pas chercher à l’améliorer ?”

Un exemple d’initiative éco-citoyenne sur le web: Tree-nation.com

Twitter, facebook ou les sites internets des journaux sont des lieux de débats mais aussi des relais pour des événements ou autes actions de la “vie réelle”.

Aussi, un nouveau réseau social a été monté pour inviter les internautes à planter des arbres pour la planète. Il s’agit de Tree-nation.com. Le principe est simple: il s’agit de rejoindre la communauté, et selon votre budget, entre 7€ et 200 € , vous plantez ou offrez un arbre à distance (ex: Un acacia au Sénégal). Vous pouvez même offrir des arbres en pack et commencer une forêt! Pour l’instant, près de 94000 arbres ont été plantés par les 60570 membres. Un exemple typique d’initative individuelle, le site à lancé par un jeune, quasi trentenaire, Maxime Renaudin avec l’aide de quelques amis.

Faire remonter l’information et “visualiser la blogosphère

Si finalement la clé de la révolution verte se trouve peut-être chez les éco-citoyens, comment peuvent toutefois agir les leaders politiques pour avancer avec eux, en sensibiliser d’autres et coordonner les actions individuelles? Encore faut-il pouvoir faire remonter à ces derniers le magma d’informations, faire connaître les activités, initiatives et autres débats du web. Aussi,  existe-t-il des outils pour sonder l’opinion sur la toile. C’est ce que propose linkfluence ( Voici son blog) http://fr.linkfluence.net/blog/ . Linkfluence permet de sentir les tendances, “prendre la température” des internautes autour d’un thème donné. Il pemet de “visualer” la blogosphère, la cartographier et faire ainsi remonter ce qui ressort des nombreux débats qui ont lieu sur les forums, les blogs, etc, et qui sont très peu analysés… Anthony Hamelle, le directeur général me faisait part, dans les couloirs du forum, que les ministères et autres politiques faisaient appel à ses services. Une initiative positive puisqu’elle favorise la démocratie directe.

Enfin, pour que la e-Démocratie se mette au service de la révolution verte, la campagne électorale d’Obama restera un classique dont il faudra s’inspirer, malgré les défauts que les Européens peuvent lui trouver ( ex: le jeu pour gagner un diner avec Obama) et son infaisabilité à l’échelle politique française par exemple. Si elle a été marquée par une omniprésence du marketing, elle a eu cependant le mérite de rassembler, relier, impliquer et créer un sentiment d’appartenance à une cause commune.

Tio Alberto

25 août 2009


Tio Alberto
envoyé par valeriezoydo. - L’info video en direct.
Reportage coréalisé avec Ana Lozano, sur la dégradation environnementale que subit depuis des dizaines d’années, la zone d’espaces naturels du delta del Llobregat en Catalogne en raison d’une industrialisation et une urbanisation massive .

Herencia tóxica

17 août 2009


Herencia tóxica
envoyé par valeriezoydo. - L’info internationale vidéo.
Documentaire corréalisé avec Andrea Gonzalez, pour le concours de la fondation de la biodiversité, Ministère de l’environnement à Madrid.

Quand l’éditeur Guy Birenbaum fait du marketing sur Le Post…

22 juillet 2008

L’information est passée inaperçue, mais elle a été rappelée par le Post, dimanche 20 juillet. Bruno Roger Petit, journaliste (ex-France 2, actuellement à Europe 1 Sport) serait l’auteur du blog anonyme qui fait renaître François Mitterrand.

Ce blog s’appellait François Mitterrand 2007, et il avait fait parlé de lui pendant l’élection présidentielle. Il avait été fermé, puis réouvert fin 2007 et a fait l’objet d’un livre , toujours anonyme, s’appelant Mitterrand 2008 sorti le 24 mai 2008. Pourquoi, Le Post et Guy Birenbaum reviennent-ils autant sur cette affaire? L’un des chroniqueurs du Post, Guy Birenbaum, est par ailleurs l’éditeur de ce livre.

Ainsi, comme l’indique Le Post, Bruno Roger Petit aurait dévoilé son identité sur Europe 1 la semaine dernière : «Quand un internaute a découvert mon identité (l’année dernière ndlr) , j’ai menti, comme François Mitterrand l’aurait fait. J’ai menti à l’AFP, au Figaro.fr… Je ne voulais pas subir les pressions extérieures.»

L’internaute, c’était en réalité un blogueur. Et il s’appelle Nicolas Voisin, auteur du Politic-Show et Nuesblog. Il avait dévoilé cette information le 11 juin 2007, qui avait l’objet d’articles, notamment dans le monde, l’AFP etc. Et il connaît bien … Guy Birenbaum.

«Je lui avais fait part de ma trouvaille» explqiue Nicolas Voisin, «Guy n’a pas nié : il m’a dit qu’un autre était dans le coup. Il m’a trompé en me laissant croire que la deuxième personne était… Arnaud Montebourg du PS. Ce que ce dernier a immédiatement démenti.Du coup ça lui a permis de rendre l’information partiellement fausse. Mais il ne s’en cache pas, Guy est un polémiste».

Démasqué, Bruno-Roger Petit, avait été interrogé par LeFigaro.fr et avait démenti catégoriquement être l’auteur du blog “François Mitterrand 2007″, qui a fermé le jour même.”C’est incroyable ! C’est la meilleure !” avait-il déclaré au journaliste du Figaro qui l’avait contacté. “C’est Internet dans toute sa splendeur !”.

«Le talentueux blog»

Mais ensuite Guy Birenbaum en complicité avec Bruno Roger Petit s’est piqué de vouloir faire renaitre le mythe, le livre sortant… en 2008.. Et il a écrit sur le Post le 12 décembre 2007 : «Il y a quelques jours, je vous signalais ici même la réapparition du talentueux blog “François Mitterrand 2007″ (écrit par l’auteur donc qu’il édite) qui connut de beaux jours pendant la campagne présidentielle.

Ensuite régulièrement , Guy Birenbaum a continué de cultiver le mystère et créer le buzz autour de ce fameux auteur du blog sur Le Post , biensûr. Il a ainsi créé une polémique avec Jean-Michel Apathie, qui a jeté son livre à la poubelle en direct du Grand journal,

Il a également choisi de dévoiler à Paul Amar l’auteur du blog. Le journaliste-présentateur a ainsi réalisé une interview dans l’émission Revue et Corrigé, le 24 mai, sur France 5. Bruno Roger Petit répondait depuis une loge, le visage flouté.

La mise en scène a ainsi duré un an et demi. Pilotée par Guy Birenbaum, elle a fait l’objet d’articles, de démentis, et même de mensonges de Bruno Roger Petit, relayés par les médias. Serait-ce la confirmation une fois de plus, que nous somme entrés dans l’ère de l’information piégée par le buzz d’Internet ? Aux lecteurs et journalistes de ne pas se laisser prendre au piège.

Besancenot, le «Che Guevarra romantique»

30 juin 2008

(cet article n’ayant pas pu paraître sur le site de 20 minutes.fr en raison d’un oubli de mise en ligne des journalistes de permanence ce week end, autant ne pas le perdre en le diffusant sur mon Blog ;-) )


Besancenot chez Michel Drucker 11 mai 2008
envoyé par PierreEP

Il réunit ce week-end 7000 à 8000 personnes à Saint-Denis pour construire son Nouveau Parti Anticapitaliste. Qui est-il ? Sa popularité grandissante s’explique-t-elle par sa personnalité ?


Jean, T-shirt, Olivier Besancenot parle «Djeun’s ». Mais sous ses traits juvéniles, devinerait-on une bête politique ? En témoigne le sondage Opinion Way-Figaro du 19 juin, qui le crédite du titre de meilleur opposant à Nicolas Sarkozy. D’un rassemblement derrière les grilles de la prison du Pontet le 7 juin dernier où il s’est adressé aux détenus, jusqu’à la politique spectacle sur le plateau de Vivement Dimanche, sa personnalité intrigue. Et inquiète le PS. «
Besancenot est en rupture avec l’image du militant trotskyste. Il offre le visage d’une sociologie qui peut permettre d’ouvrir à de nouveaux horizons» confirme Razzy Hammadi, secrétaire national du PS. Nicolas Sarkozy, lui, se frotte les mains : le postier de Neuilly surfe indubitablement sur la crise du parti socialiste. « Il y a un vide à gauche» reconnaît Michel Bidault, son collaborateur. « Le PS n’est pas en mesure de résister à Sarkozy» insiste ce dernier. « Si  des personnalités du PS continuent de raconter de telles idioties sur le libéralisme, tout en n’intervenant sur pas les questions sociales, le NPA fera à l’évidence 15% aux européennes » s’inquiète Razzy Hammadi et de s’insurger : « En même temps, personne n’est dupe: c’est une opération pilotée par l’Elysée ».

De là à dire que le phénomène s’ancrera électoralement, c’est encore autre chose. « Cette hausse dans les sondages est exclusivement dû à sa personne. Sa popularité augmente alors que la LCR a stagné » explique  Stéphane Rozès, directeur de CSA-Opinions. Et de tempérer : «Pour l’instant ce phénomène d’opinion, n’est pas cristallisé dans le vote».


Besancenot, instrumentalisé par l’opinion

Olivier Besancenot constituerait surtout un instrument pour envoyer un message à la gauche.  «L’opinion l’utilise pour interpeller la gauche. Elle lui demande de se distinguer de la droite» estime Stéphane Rozès. Si phénomène d’opinion il y a, peut-on alors le comparer à celui de Bayrou lors de la campagne présidentielle? Le centriste incarnait -entre autres- une certaine forme de vote protestataire socialement accepté, contre la bipolarisation de la vie politique. Olivier Besancenot incarnerait «un vote de résistance» selon Michel Bidault. Le point commun entre Besancenot et Bayrou résiderait surtout dans le fait que leurs destinées dépendent de celle du PS. «Quand le PS peine à définir son identité, ces deux forces trouvent chacune leur espace politique» explique Stéphane Rozès.

Sa stratégie: élargir son socle électoral au-délà des trotskystes

En créant le Nouveau parti anticapitaliste, Olivier Besancenot entend surtout élargir son socle électoral et cibler des ouvriers, des employés, mais aussi des jeunes et des femmes. «Il y a des anticapitalistes qui ne sont pas trotskistes. Nous sommes ouverts aux militants qui ont un autre itinéraire que nous. Aux réunions du Nouveau Parti anticapitaliste, nous accueillons des syndicalistes, des militants associatifs, des jeunes n’appartenant à aucun parti, des femmes. Nous avons fait aussi un appel aux écologistes et aux féministes car nous voulons créer une nouvelle force plus large que la LCR» s’enthousiasme Michel Bidault. . «Il fait désormais la jonction entre les jeunes de quartiers populaires et les ouvriers» reconnait de son côté, Razzy Hammadi.
Car en réalité la sociologie électorale de la LCR concernait jusqu’alors des catégories dont l’acquis culturel ne correspondait pas à leur insertion économique : « Il s’agit de jeunes diplômés, de précaires, d’agents de la fonction publique, ou d’une nouvelle classe ouvrière » détaille Stéphane Rozès

Ainsi, Olivier Besancenot  entend bien créer un front des mécontents du Sarkozysme, en récupérant des électeurs de gauche. A l’heure où celle-ci accepte désormais l’économie de marché et mute vers un socialisme du «réel», lui peut se permettre un discours plus utopique puisque son futur nouveau parti n’a pas vocation à être au gouvernement. «Le PS doit changer son orientation politique. On ne porte plus un idéal…Et ça fait 15 ans qu’on a la même direction…» se désole Razzy Hammadi. Et  Stéphane Rozès de conclure : « Olivier Besancenot  incarne un Gue Varisme romantique. Il est trostkyste et libertaire à la fois».

Etes-vous prêts à vivre dans un monde sans journalistes ?

24 mai 2008

“Etes vous prêts à vivre dans un monde sans journalistes?” Le 21 mai dernier Eric Le Braz, directeur de la rédaction de Newzy, animait une agora au Celsa, accompagné de professionnels des médias tels que Albert Asseraf, directeur de la Stratégie, JCDecaux et Avenir, Valérie Decamp, directrice générale de La Tribune, Valérie Jeanne-Perrier, maître de conférences au CELSA, responsable de la spécialité ressources humaines et communication, Eric Scherer, directeur, analyse stratégique et partenariats à l’ AFP et enfin, Benoît Sillard, directeur de Commentcamarche.net .

A l’heure de l’information gratuite, la question un peu osée, peut-être mal posée, méritait que l’on s’y attarde… Car le constat d’Eric Le Braz est sans appel: il y a de plus en plus de médias et de moins en moins de journalistes.

C’est l’analyse de Valérie-Jeanne Perrier qui m’a paru la plus intéressante. Elle pense  qu’il faut cesser d’opposer journalistes traditionnels et blogueurs car ils s’influencent mutuellement. Ces derniers, sont selon elle, fortement “imprégnés de l’imaginaire des médias” et s’inspirent des méthodes du journalisme traditionnel, en apportant toutefois un nouveau traitement de l’information.

Les blogueurs se mettent en scène dans la recherche de l’information comme une sorte de making off du billet. Ils racontent leur sources. ” C’est un retour au journalisme d’enquête” constate Valérie Jeanne Perrier.

Cela dit les journalistes-blogueurs, font la même chose sur leur blog, ils racontent l’envers du décor de la construction d’un article ou d’une interview réalisés pour leur support papier, radio etc comme jean-Michel Apathie, ou Renaud Revel.  Leur blog leur permet de révéler “le off”.

Dans l’avenir, pourrait-on assister à une collaboration entre blogueurs et journalistes à l’image du site The Observers de France 24? Les blogueurs deviennent-ils des correspondants pour les journalistes, de plus en plus contraints à faire du desk?

Valérie Jeanne répond à cette question dans la vidéo ci dessous. Les blogueurs deviennent en effet, les “fixeurs de la presse traditionnelle”.


avenir du journalisme
envoyé par mobilepoliticbyvalerie